Devenu destination à la mode dans certains milieux européens, le royaume aimerait que les touristes lui soient désormais plus fidèles. Partant de ce constat, les promoteurs en vue – Marocains, Espagnols ou venus du Golf – ont inventé le concept original de « touriste – résident ». Avec, pour le moment, un certain succès. Reste à transformer l’essai en activité touristique capable de contribuer de manière significative au développement du pays.
Une villa à Marrakech dans la désormais célèbre palmeraie, un appartement dans le port méditerranéen de Saidia, à quelques encablures du terrain de golf, un pied à terre à Essaouira, au bord de l’atlantique, ou à Fès, Meknès, Tanger… depuis 4 ou 5 ans, les résidences secondaires font leur apparition sur les cartes postales au Maroc. Il y en a pour tous les goûts. Très haut de gamme pour les jet-setteurs parisiens et londoniens, grandes et confortables pour les anonymes aisés, plus simples et moins couteuses pour les budgets moyens, elles trouvent preneur.
Le plus souvent étrangère, la clientèle est aussi variée que l’est la nouvelle « offre immobilière touristique » comme disent les professionnels.
Des lieux ou l’on peut rester aussi longtemps que l’on veut, même plusieurs mois, que l’on peut louer, ou l’on est «à la maison» – contrairement à l’hôtel -, qui offre à proximité une gamme de loisirs allant de la piscine au golf en passant par la boite de nuit ou le casino. Le tout « à trois heures et 100 euros de l’Europe », pour ceux qui comptent leur temps et leur argent. Une façon d’être mi touriste mi-résident, et donc de consommer autrement que le simple voyageur de passage. Peut être un moyen de développement supplémentaire pour le Maroc. Les résidences secondaires ne poussent pas encore comme des champignons dans le royaume, mais elles sont de plus en plus nombreuses et intéressent les promoteurs immobiliers – marocains (Alliances, Palmeraie Développement, Onapar, Adoha), français (Pierre § Vacances), Emirati (Qatari Diar, Emaar, Somed), espagnols (Fadesa) notamment.
Source: Jeune Afrique
Laissez un commentaire